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Marc Chagall (1910-1985)

14 marzo, 2012

Cette semaine de 1985, le 28 mars, disparaissait à Saint Paul de Vence le peintre Marc Chagall .

Né en Biélorussie en 1910, aîné d’une famille de neuf enfants, Chagall reçoit une éducation juive traditionnelle avant de fréquenter l’école secondaire russe. Il étudie l’art auprès de Yehuda Pen (1854-1937) et de Nicholas Roerich, puis s’inscrit à l’école Zvantseva de Léon Bakst et de Mstislav Dobuzhinsky.

En 1910, il part pour un voyage de quatre jours à Paris grâce à un mécène, s’installant à Montmartre dans l’appartement d’un ami russe. Les quatre jours se prolongent : il installe son premier atelier, découvre les impressionnistes, et rencontre les tenants du fauvisme finissant et le cubisme naissant. Van Gogh et Cézanne lui inspirent la couleur pure, gaie et claire, le second une certaine déconstruction de l’objet. Néanmoins jamais Chagall n’adhèrera pleinement à un mouvement ou à une école : il devient le seul maître du merveilleux ingénu.

Tout en adoptant Paris comme sa deuxième ville natale, il n’oublie pas ses origines russes; même lorsqu’il peint les ponts de la Seine ou la tour Eiffel, on peut reconnaître des éléments de décor inspirés de ses souvenirs d’enfance qui ne le quitteront jamais. En 1911, il fait sa première exposition au Salon des indépendants appelée ” Moi et mon village”. La même année, il loue un atelier à La Ruche avec Amedeo Modigliani et Chaïm Soutine. Il rencontrera Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars et Fernand Léger qui deviendront ses amis.

Marqué par le cubisme de Delaunay, il s’écarte de la figuration traditionnelle et se met en quête d’un univers personnel, fantastique et poétique.

En 1914 il est de retour à Vitebsk pour une courte durée pense-t-il, mais le premier conflit mondial empêche tout retour à Paris. Pendant cette période Chagall peint surtout la vie hassidique dans sa ville natale.

Cinq années plus tard, il est nommé commissaire des Beaux-Arts. Il crée une académie révolutionnaire, y appelant Lissitzky et Malevitch entre autres. Malevitch. Mais, à l’instar de ce dernier, le soviétisme le décourage, et revient en France : “La terre qui avait nourri les racines de mon art était Vitebsk mais mon art avait besoin de Paris comme un arbre a besoin d’eau ».

Durant les années 1920 et 1930, son marchand d’art parisien, Ambroise Vollard, est un ami et un appui précieux. Il lui commande un travail sur la Bible, travail qui ne sera achevé qu’en 1956. Les années 30 seront marquées par les nombreux voyages qu’il entreprend, par la montée de l’antisémitisme qu’il constate en Pologne, par la nationalité française qu’il acquiert en 1937, alors que ses tableaux sont décrochés des murs dans les musées allemands ! Ses déplacements l’amènent en Palestine et en Pologne (exposé encore à l’antisémitisme), ce qui approfondit son attachement à la foi. Marqué par la tradition juive et le folklore russe, il élabore une iconographie très personnelle autour de figures récurrentes – le violoniste, l’acrobate, le Christ, les amoureux, la vache… , qu’il agence dans ses toiles et tapisseries de manière à restituer ses états d’âme, et notamment son angoisse à l’aube de la Seconde Guerre. La richesse poétique, le merveilleux de son œuvre lui valent de multiples commandes : décoration de l’Opéra de Paris, du siège new-yorkais de l’ONU, du Parlement israélien. Un musée lui est consacré à Nice.

Sources : Chagall de Sylvie Forestier. Edi. Parkstone

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