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Dalida

11 junio, 2012

Cela fait déjà 25 ans que la chanteuse Dalida (Yolanda Gigliotti) se quittait la vie, à l’âge de 54 ans.

Iolanda (francisé en Yolanda) naît le 17 janvier 1933 à Choubrah (faubourg du Caire), de parents calabrais originaires de Serrastretta, dans la province de Catanzaro. A 21 ans elle gagne un concours de beauté à l’élection de Miss Egypte et joue  quelques rôles secondaires au cinéma. Elle décide de venir à Paris, sur les conseils de son metteur en scène français. Elle débarque le 25 décembre de 1954 au Bourget. Il neige. Elle est émerveillée. Déjà starlette de cinéma en Égypte, elle est venue en France pour donner une autre dimension à sa carrière naissante. Elle ne pense pas encore à la chanson, mais au cinéma.
À Paris, cette calabraise du quartier de Choubra, fille d’un violoniste de l’Opéra du Caire, trouve à se loger dans une chambre sous les toits dans la rue de Ponthieu, tout près des Champs-Elysées, pour lesquels elle sent une fascination particulière. Ensuite, elle déménage rue Jean-Mermoz, sur le même pallier qu’Alain Delon, lui aussi acteur de cinéma en herbe. « La pharaonne », comme l’appelle (toujours au présent) son frère et mentor Orlando, devenue par amour pour la France une vraie Parisienne, aime flâner sur les quais de la Seine et se fixe pour toujours à Montmartre.

Yolanda choisi un pseudonyme de femme fatale, Dalila. Ce surnom lui avait été suggéré en référence à Samson et Dalila, le film de Cécil. B. De Mille, par Niazi Mostafà, le cinéaste égyptien pour lequel elle avait joué son premier rôle. Dalida est une solitaire, elle aime se perdre dans Paris. Pas encore vraiment célèbre, elle peut le faire sans être reconnue. La France vivait alors au son de rythmes exotiques, porté par la vogue de chanteuses à l’accent.

En 1956 elle signe Bambino, sa première réussite et détrône Gloria Lasso. Sa carrière est lancée. La chanson caracole en tête des hit-parades et devient en quelques mois disque d’or. Après le succès de Bambino, elle ira habiter avenue Paul-Doumer, tout près de chez Brigitte Bardot.

Avec Bambino, elle tire la chanson française vers le monde. En grande partie autobiographique, c’est l’étranger qui veut s’intégrer, affronter le monde des autochtones installés. Et la France populaire se prend de passion pour sa nouvelle sœur qui sui ressemble: Dalida a le corps d’une vamp, sans doute, mais aussi cette gentillesse qui semble l’apanage des vedettes italiennes (je pense à Gina Lollobrigida)  Elle est nature, malgré son œil de biche. Son rire est franc, elle n’a pas peur de découvrir ses dents. En scène, elle se présente sans bijoux, dans une robe sans tralala, avec les gestes utiles, mais aucune mine », écrit, en avril 1957, Jacqueline Cartier dans Music-Hall,  le premier magazine de variétés de l’après-guerre.

Elle est bien loin, alors, la petite Égyptienne farouche arrivée à Paris avec pour tout bagage une jupe, un pullover, et le titre de Misse Égypte 1954. Elle est devenue la Marylin Monroe française.

A lire : Dalida, par Catherine Riholt. Plon.
Dalida, la femme de cœur Jeff Barnel, éditions du Rocher

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