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Romy Schneider (1938-1982)

27 abril, 2013

Romy_SchneiderLe 29 mai 1982, cela fera trente-deux ans le mois prochain,  est morte à Paris Romy Schneider, l’une des étoiles les plus lumineuses du cinéma. Ignacio Ramonet et Ramon Chao évoquent cette figure dans leur livre inédit  Ces métèques qui ont fait la France .

De son vrai nom, Rosemarie Magdalena Albach-Retty, Romy Schneider naît le 23 septembre 1938 à 22 h 5 à Vienne, en Autriche. Elle était destinée à être actrice: fille d’une comédienne qui, disait-on, avait des complaisances envers Hitler, et d’un acteur qui divorça rapidement, elle connut les planches et les projecteurs très tôt. En 1953, quand sa mère voit sa propre carrière décliner, elle la met en avant, et s’en sert pour revenir devant les caméras. Inscrite à l’École des Beaux-Arts de Cologne, le producteur Kurt Ulrich cherchait une adolescente pour un film. Magda propose Romy dont les essais sont si brillants qu’elle est engagée aussitôt.
Ainsi utilisée, la petite Romy joue à quinze ans dans les mélos sirupeux « Mam’zelle Cricri » et « Lilas Blanc ». Le succès viendra en interprétant la princesse Elizabeth d’Autriche dans « Sissi », dont l’image la marquera toute sa vie.
En 1958, sur le tournage de Christine, c’est le coup de foudre entre Romy et Alain Delon, qui s’unissent vite, le 22 mars 1959,  et la mariée part s’installer avec son bonhomme à Paris.

Suivront cinq ans de passion orageuse pendant lesquelles Romy prend véritablement le large par rapport à sa famille et aux rôles de jeune-fille-idéale-bien-sous-tous-rapports qu’on lui suggère sans cesse  Puis sa rencontre avec Luchino Visconti est déterminante. Il lui apprend le métier théâtral, et lui propose un rôle dans le drame de John Ford, « Dommage qu’elle soit une putain » (1961), l’arrachant au stéréotype de Sissi. Claude Sautet la  fait tourner dans ‘Les Choses de la vie‘ (1969), film qui vaut à l’actrice un véritable triomphe, puis dans ‘Une histoire simple » en 1978. Ainsi, elle tournera avec les plus grands : Welles, Preminger, Costa-Gavras, Chabrol, Tavernier ou Zulawski, qui la fait jouer dans le bouleversant ‘L’ Important, c’est d’aimer‘ (1974). Toute sa vie, désor­mais, se déroulera entre la France et l’Allemagne ; entre une passion dévorante pour Alain Delon et une succession de mariages qui se terminent mal ; entre des films sans intérêt (« Le Cardinal », « Boccace 70 ») et des chefs d’œuvres (« Ludwig ou le crépuscule des dieux »).

Peu à peu, alors que le public se prend de passion pour cette belle actrice, les choses se dégradent.  Les derniers mois de sa vie sont marqués par de graves revers de santé. Alors qu’elle se préparait au rôle de “La Passante du sans-souci”, qu’elle avait elle-même choisi après avoir lu le roman éponyme de Joseph Kessel, elle se brise une cheville au cours d’une séance photo. Cela retarde le projet, déjà difficile à monter. Réalisé par Jacques Rouffio, le film, le dernier de Romy Schneider, fut tourné à Berlin ; une ville que l’actrice détestait, furieuse et honteuse qu’on l’ait souvent surnommée “La Boche”, elle qui était autrichienne.

Quelques semaines plus tard, elle subit d’urgence l’ablation d’un rein, suite à une tumeur. Mais elle refusa d’être remplacée au pied levé par Hanna Schygulla, qu’avaient fini par lui préférer les producteurs.

Dans sa vie privée, Romy entre dans un monde de souffrance et les catastrophes s’accumulent. En 1976, elle perd le bébé qu’elle attend. Trois ans plus tard, son ex-mari, Harry Meyen, est retrouvé pendu chez lui, à Hambourg. En 1981, alors qu’elle vient de rencontrer un nouveau compagnon, le producteur Laurent Pétin, David, son fils de 14 ans, se tue en s’empalant sur une grille de jardin. Cette disparition la détruit. C’est le moment que choisissent les paparazzis pour la traquer. Espionnée, suivie, mitraillée, Romy est victime de l’un des actes les plus abjects, les plus atroces qu’on puisse imaginer: un grand journal allemand publie les photos du cadavre de son fils à l’hôpital. Le photographe s’était déguisé en médecin… : la publication des clichés lui porta le coup de grâce.

Le 29 mai, on découvre son corps inanimé: elle s’était endormie pour toujours en mélangeant alcool et barbituriques.

 

Sources et à lire : La Biographe, d’Evelyne Bloch-Dano [Biographie] Editeur : Grasset
Les Deux Vies de Romy Schneider, de Bernard Pascuito [Biographie] Editeur : L’Archipel

One Comment leave one →
  1. 1 mayo, 2013 12:40

    Gran Parecido físico con la señora gallega Doña Lourdes Arroyo (q.e.p.d.)

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